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Notre Bible, Comment nous est-elle parvenue ? (2 de 5)
Par ERSP | 24 juillet 2010
Le Nouveau Testament grec.
Les plus anciens de ces écrits qui nous sont parvenus sont quelques unes des lettres que Paul écrivait à de petits groupes dans plusieurs cités où certains habitants formaient des communautés de croyants après la prédication de l’Evangile. Ces lettres représentaient un trésor et étaient soigneusement conservées par ces embryons d’églises chrétiennes. Les églises voisines demandaient des copies, et bientôt les lettres de Paul commencèrent à circuler. Le besoin d’enseignement pour les nouveaux convertis et pour le témoignage des premiers disciples concernant la vie et les enseignements de notre Seigneur amenèrent la rédaction des Evangiles et leurs récits sans prix de la vie et des paroles de Jésus. Ces Evangiles circulèrent bientôt dans les églises, avec d’autres lettres, exhortations, sermons et autres écrits chrétiens tandis que la Bonne Nouvelle se répandait partout.
Les premières lettres, telles celles de Paul, furent probablement écrites sur des feuilles de papyrus, un matériel très utilisé, provenant d’une plante qui pousse le long du Nil; des bandes fines étant assemblées afin de former des surfaces d’environ 25 centimètres carrés. Quand on recopiait ces premières lettres de Paul pour les membres de l’église ou d’autres communautés, on collait les feuilles de manière à former des rouleaux d’environ cinq mètres de long. On écrivait avec des plumes faites avec la tige de la plante, et l’encre provenait d’huile de poisson ou de suif. Les Evangélistes écrivaient probablement sur des rouleaux, plusieurs y entreprenaient des travaux plus longs que des lettres personnelles. IL est possible qu’au deuxième siècle une nouvelle forme de livre se soit développée, particulièrement auprès des chrétiens—en codex, ou le livre à pages. IL s’agissait alors de plier des séries de feuilles et de les coudre afin de fabriquer un livre tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’usage en était certes plus facile que celui des rouleaux. Mais le papyrus était trop fragile pour être utilisé. Ainsi, des peaux d’animaux soigneusement traitées, appelées vellum ou parchemin, remplacèrent vite les papyrus, tout comme les plumes d’oie se substituèrent à la tige fendue. Dans les « scriptorium », on faisait parfois plusieurs copies de livres tandis qu’un lecteur dictait le texte à plusieurs scribes afin d’augmenter le taux de production.
Le plus ancien fragment du Nouveau Testament connu aujourd’hui est un morceau miniscule de papyrus traduit au début du deuxième siècle après J.-C. On y trouve quelques mots de Jean 18 :31-33, et de l’autre côté, une partie des versets 37 et 38, nous montrant ainsi qu’il s’agit d’une page d’un livre. Au cours du dernier siècle, d’innombrables documents de ce genre, tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament ont été découverts. Ce matériel datant de cette époque reculée a permis aux érudits d’en apprendre beaucoup plus sur la vie du monde du Nouveau Testament, aussi bien que sur le premier texte de la Bible.
En plus des livres qui constituent notre Nouveau Testament tel que nous le connaissons aujourd’hui, il y en avait bien d’autres dans les premiers siècles de l’ère chrétienne. Les plus connus sont les lettres de Clément, l’Evangile de Pierre, le Berger d’Hermas, la Didaché ou l’Enseignement des Douze. Pendant bien des années, bien que les Evangiles et les lettres de Paul fussent acceptés par tous, on ne s’inquiétait pas trop de faire le tri parmi les nombreux écrits afin de savoir lesquels avaient une réelle autorité. Petit à petit, cependant, le jugement des églises, guidé par l’Esprit de Dieu, rassembla une collection d’écrits qui témoignaient avec plus d’exactitude de Jésus Christ, de Sa vie, de Son autorité et de Son influence parmi les hommes. Vers le quatrième siècle, le Nouveau Testament prenait sa forme actuelle grâce à un accord universel des conciles d’églises—le trésor spirituel suprême du christianisme!
Lorsqu’en 323 après J.-C., Constantin fit du christianisme la religion officielle de l’empire, on commença à s’arracher les bonnes copies des livres du Nouveau Testament. Le grand historien Eusèbe de Caesarée avait peut-être montré à l’empereur l’état pitoyable dans lequel se trouvaient les livres des Chrétiens, car ce dernier ordonna la copie de cinquante grands exemplaires pour les églises de Constantinople. Ce fut sans doute la première fois que l’Ancien et le Nouveau Testament se retrouvèrent dans le même livre—la Bible. Nos deux plus anciens manuscrits de la Bible grecque doivent avoir été écrits à cette époque—le grand Codex Sinaiticus, maintenant au British Museum, et le Codex Vaticanus à Rome. Ces deux manuscrits de grande valeur nous donnent presque entièrement le texte de la Bible en grec. Environ vignt manuscrits du Nouveau Testament datant des cinq premiers siècles ont été retrouvés.
Page de Codex Vaticanus B (Bibl. Vat., Vat. gr. 1209; Gregory-Aland no. B or 03) ca. 350 AD
Textes – 2 Thess. 3:11-18, Hebr. 1:1-2 (Photo source: wikipedia.org)
Article source : Revue Parole, No. 1
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