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Chrétien Réformé Francophone du Québec (3/11)

Lundi, 3 octobre 2011

Rév. Jason Zuidema, Ph.D.
Pasteur de l’Église Réformée St-Paul de Repentigny
Conférencier sur l’histoire de l’Église
Séminaire de Théologie Réformée Farel (Montréal, Québec)
Assemblée NAPARC (North Americain Presbyterian and Reformed Council)
Novembre 2006

Marginalisation et ”raison d’être” du Chrétien Réformé Francophone du Québec

II. Protestant, pas Catholique (Romain)

(suite …) 

Ces premières tentatives de colonisation, dès lors, n’étaient pas très réussies. Cela prendra jusqu’au siècle suivant avec Samuel de Champlain pour trouver le poste fortifié de Québec servant à la traite de fourrure. Champlain est premièrement venu au Canada en 1603 en tant que cartographe répertoriant le fleuve St-Laurent. De façon très intéressante, il a été suggéré que Champlain était lui-même un huguenot converti au catholicisme. Encore plus dramatique est la participation de Champlain en 1604 à la colonie de Sainte-Croix, bien au-delà du fleuve St-Laurent dans la Baie de Fundy, avec Pierre de Gua Seigneur des Monts. Pierre de Gua fonda la colonie en amenant un prêtre catholique et, notamment, un ministre (de culte) protestant. La colonie, cependant, était envahi par la maladie et les problèmes internes – elle ne subsista pas longtemps.     

C’est finalement en 1608 que la Couronne Française établissait officiellement la ville de Québec en tant que colonie de la France. Fortifié, la colonie a été d’un intérêt continuel pour le reste de la vie de Champlain. Malheureusement, le premier hiver a été très difficile, avec seulement 8 des 28 personnes initiales, survivants de la variole, du scorbut ou de la neige. Son intérêt continua dans son activité de répertorier le territoire de la Nouvelle-France. Important dans sa liste de priorité était les négociations et relations d’influences avec les populations autochtones. Initialement, Champlain laissa ses colons vivre dans une politique (de tolérance religieuse) du (genre)  »ne demandez pas, ne dites pas », mais elle devenait plus fermé au fur et à mesure que la colonie croissait.    

En fait, la difficile tolérance des Huguenots était mis en danger avec l’arrivé des premiers membres de l’ordre des Jésuites en 1625. La réputation des Jésuites en tant que farouches anti-protestants et pro-romains, les avait clairement précédé. Au début, ils n’étaient même pas autorisé à débarquer de leur bateau, le gouvernement local ne voulait pas causer trop de problèmes (avec les résidents). Finalement, un autre ordre local catholique, les Récollets, se porta garant de surveiller les Jésuites jusqu’à ce que le sujet soit clarifié. Certainement, le sentiment général grandissant parmi la hiérarchie catholique de France et maintenant de Québec était que les Huguenots par leurs natures particulières ne pouvaient pas être des citoyens fidèles. La catholicité de l’Église, de la Couronne et de l’Empire étaient absolus – « Une Foi, Une Loi, Un Roi ».

Il n’est donc pas pas surprenant, dès lors, qu’en 1627, la charte coloniale de la  »Compagnie des Cent Associés » interdise finalement et clairement une présence protestante. Clairement, le Roi décréta en Nouvelle-France ce qu’il essaya de faire avec les huguenots de la France elle-même – soit de se débarrasser d’eux. C’était en 1628 que Louis XIII avec le Cardinal Richelieu, captura la ville huguenote de La Rochelle sur la côte atlantique de la France. Subséquemment, vers la fin du 17e siècle, l’Édit de Nantes qui accordait aux Huguenots quelques mesures de tolérance, fut révoqué et le protestantisme entra dans les temps les plus sombres de l’histoire de la France. Durant cette période, un grand nombre de Huguenots fuirent vers d’autres terres protestantes d’Europe et autour du monde. La Nouvelle-France, dès lors, amorça pendant plus d’un demi-siècle, une intolérance envers le protestantisme.

Ses intérêts religieux clairement catholiques étaient aussi vus dans la fondation de Ville-Marie, maintenant appelé Montréal. Paul Chomedey de Maisonneuve était appelé en 1541 par les Jésuites pour fonder une colonie sur l’ile (de Montréal). Depuis le début, la colonie avait particulièrement une présence catholique. Le jésuite, Jérôme Le Royer, avait débuté la « Société Notre-Dame de Montréal ». Son objectif véritable était révélé dans le titre complet et officiel: « La Société Notre-Dame de Montréal pour la conversion des sauvages de la Nouvelle-France ». Les intérêts des Jésuites et, encore plus, des Sulpiciens envers la population autochtone de Hochelaga (un village situé sur ce qui est présentement le campus de l’Université McGill) étaient évidents.     

Traduction libre de l’anglais proposée par le site de l’ER St-Paul
Toute la conférence originale est disponible dans ce document PDF
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Chrétien Réformé Francophone du Québec (2/11)

Dimanche, 2 octobre 2011

Rév. Jason Zuidema, Ph.D.
Pasteur de l’Église Réformée St-Paul de Repentigny
Conférencier sur l’histoire de l’Église
Séminaire de Théologie Réformée Farel (Montréal, Québec)
Assemblée NAPARC (North Americain Presbyterian and Reformed Council)
Novembre 2006

Marginalisation et ”raison d’être” du Chrétien Réformé Francophone du Québec 

II. Protestant, pas Catholique (Romain)

Notre histoire commence à la naissance de la Nouvelle-France. C’est en 1534 que la couronne française envoya l’explorateur Jacques Cartier trouver un passage à l’Ouest vers l’Asie. Ce qu’il a trouvé, plutôt, était un vaste et riche pays avec des ressources naturelles et habité par les Amérindiens – spécialement dans les villages de Stadacona (ville de Québec) et Hochelaga (Montréal). Il retourna bientôt en Europe racontant la richesse de ses trésors. Son principal trésor était composé d’or et de diamants – qui se révélèrent être de la pyrite sans valeur (ndt: parfois surnommée l’or des fous) et du cristal de quartz.   

Son autre trésor était deux garcons amérindiens qu’il avait enlevé au chef Donnacona du village Stadacona. Heureusement, il les retourna à leur père lors de son deuxième voyage un an plus tard. Cartier était le premier de ces nombreux explorateurs français du Nouveau Monde. En plus de Québec, la présence de la couronne française était dans des endroits comme la Louisiane, la Caroline et la Floride. Ces autres colonies, en fait toutes les colonies françaises en Amérique du Nord, seront éventuellement prises ou incorporées dans l’expansion anglaise et, plus tard, américaine. Ces autres colonies sont intéressantes, mais notre attention est sur celle de Cartier.

Au commencement de toutes ces colonies françaises, les Huguenots avaient une présence considérable. Certaines de ces colonies plus au sud étaient particulièrement protestantes – un fait qui les a aidé à se fondre plus facilement dans la société anglaise et protestante. Les colonies de Québec étaient plus spécifiquement catholiques. Au commencement, les Huguenots étaient tolérés aussi longtemps qu’ils ne devenaient pas une nuisance publique.

Les historiens ont trouvé plusieurs Huguenots parmi les premiers colons et dirigeants. Des témoins disent que ces protestants chantaient leurs « Marottes »  à bord des bateaux traversant l’océan – ces « Marottes » étant des psaumes versifiés, composés par Clément Marot, sur la musique de Claude Goudimel. Plusieurs de ces Huguenots venaient des régions ayant la plus forte présence huguenote – particulièrement ceux des villes comme La Rochelle, Rouen, Poitiers, et Toulouse. Parmi ceux ayant le rêve d’établir d’autres colonies huguenotes et amies était le dirigeant huguenot, l’amiral Gaspard de Coligny qui, jusqu’à que les Portugais, avertis par les Jésuites, écrasèrent cet idée, rêvait d’établir une colonie au Brésil. Il essaya une autre fois en Floride, mais c’était les Espagnols qui chassèrent au loin les colonisateurs.  

Un de ces dirigeants huguenots du 16e siècle était Jean-François de la Roque de Roberval à qui le roi François 1er donna le gouvernement des colonies vers 1541 « pour l’augmentation et la croissance de notre Sainte Foi Chrétienne et de la Sainte Mère Église Catholique ». Ceci est paradoxal car Roberval était clairement un huguenot. L’histoire nous dit qu’il a été accepté en tant que promoteur de la foi catholique parce tous avaient présumé qu’il deviendrait éventuellement un catholique. Cependant, nous ne devrions pas nous empresser de faire la promotion de son nom (ndt: en tant que modèle). Après sa tentative manquée de coloniser le Canada dans les années 1540, Roberval repris son passe-temps favori de corsaire – il était un pirate. Il trouvait le gros de son travail dans les Caraïbes contre les galions et les villes espagnoles, depuis que la France et l’Espagne étaient en guerre. Connu des espagnols comme Roberto Baal, il attaquait et pillait plusieurs importantes colonies espagnols avant de retourner en France. Après son retour, il tenta de consolider sa fortune, mais il finit tuer par une foule catholique en colère alors que lui et un compagnon calviniste sortaient d’un culte réformé.

Traduction libre de l’anglais proposée par le site de l’ER St-Paul
Toute la conférence originale est disponible dans ce document PDF
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Chrétien Réformé Francophone du Québec (1/11)

Samedi, 1 octobre 2011

Rév. Jason Zuidema, Ph.D.
Pasteur de l’Église Réformée St-Paul de Repentigny
Conférencier sur l’histoire de l’Église,
Séminaire de Théologie Réformée Farel (Montréal, Québec)
Assemblée NAPARC (North Americain Presbyterian and Reformed Council)
Novembre 2006

Marginalisation et  »raison d’être » du Chrétien Réformé Francophone du Québec

I. Introduction: Une marginalisation généralisée

Le Chrétien Réformé Francophone du Québec est souvent perçu comme un curieux compagnon. D’un côté, on espère qu’il ressemble à ces compagnons Chrétiens Réformés du reste de l’Amérique du Nord - il aime Dieu et il vit une vie de gratitude à cause du grand cadeau du salut obtenu en Jésus-Christ. À ce niveau général de foi et de théologie, tous les Chrétiens Réformés du monde convergent vers le même objectif. Mais d’un autre côté, dans la vie pratique de cette foi, le Chrétien Réformé du Québec a une expérience toute différente. Bien que pas complètement différente des cultures du reste de l’Amérique du Nord, celle du Québec a une histoire vraiment unique. Une telle histoire pose un défi très particulier pour les Chrétiens Réformés vivant une vie remplie de gratitude envers Dieu (ndt: mais sans ce lourd contexte culturel).

La plus grande caractéristique de ces défis particuliers, est que le Chrétien Réformé du Québec est marginalisé d’une façon non expérimentée par les autres Chrétiens Réformés nord-américains. Bien sur, les Chrétiens Réformés du monde entier ont leurs propres fardeaux particuliers, mais au Québec, cela pourrait être décrit comme une marginalisation généralisée par la culture. Ceci peut être vu au moins à quatre niveaux (c’est la réflexion qui nous amènera à travers les pages de l’histoire religieuse du Québec):    

1. Le Chrétien Réformé Francophone est un Protestant dans une société historiquement et généralement Catholique Romaine.

2. Le Chrétien Réformé Francophone est un français dans un continent généralement anglais.

3. Dans les dernières générations, le Chrétien Réformé Francophone est un Réformé dans un milieu protestant généralement (ndt: de type) Baptiste.

4. Encore dans les dernières générations, le Chrétien Réformé Francophone est engagé envers un code moral biblique, mais dans une société généralement post-moderne.

Bien sur, les autres Chrétiens Réformés peuvent rencontrer certains de ces défis mais, c’est ce que je voudrais discuter, pas exactement ou pas de cette façon aussi généralisée.

Traduction libre de l’anglais proposée par le site de l’ER St-Paul
Toute la conférence originale est disponible dans ce document PDF
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Une nouvelle incroyable

Dimanche, 11 septembre 2011

Dieu se soucie (aussi) des terroristes.

Saul, qui est devenu l’apôtre Paul, fut un terroriste. Actes 8.3 rapporte que « Saul s’efforçait de détruire l’Église; il allait de maison en maison, en arrachait les croyants, hommes et femmes, et les jetait en prison. » Actes 9.1 mentionne que « Saul ne cessait de menacer de mort les disciples du Seigneur. » Pourtant, Actes 9. 3-5 raconte le changement merveilleux et radical qui lui est arrivé! « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Il demanda : Qui est-tu Seigneur? Et la voix répondit : Je suis Jésus que tu persécutes. »

Le neuf septembre, soit deux jours avant la terrible attaque à New-York, un irlandais, le Rév. John McGregor, ancien membre de l’équipe de Billy Graham, a raconté son témoignage lors d’un camp réformé à Belleville en Ontario :

« Je suis né en Irlande du Nord où j’ai été nourri par la haine. Un jour, je me suis engagé dans une organisation terroriste parce que je savais qu’on me donnerait un pistolet-mitrailleur. Chaque nuit, quand je n’étais pas au cœur de l’action, je dormais avec mon arme sous l’oreiller. Mais souvent mes nuits étaient remplies d’actes de terreur. J’entrais dans les maisons de catholiques romains en plein milieu de la nuit avec mes copains d’arme et nous les chassions à l’extérieur avec force et rudesse. Ensuite, nous mettions des bombes dans leurs maisons et leurs autos. Tout ce que je voulais c’était blesser, massacrer et manifester ma colère et ma haine.

Pendant la journée, je travaillais dans une imprimerie où George, un de mes collègues de travail, me parlait sans cesse de sa foi personnelle en Jésus-Christ. Il n’arrêtait pas et souvent ça me mettait en colère. Mais tout ce qu’il me répondait c’était : « John, tu as besoin de Jésus, je ne peux m’empêcher de te parler de Lui. » Un jour, il me fatiguait tellement que je me suis enfin décidé à lire la Bible afin de pouvoir répondre à ses bêtises. J’ai commencé avec la Genèse, puis j’ai continué avec les Évangiles où les paroles de Jésus brisèrent mon cœur de pierre. Le lendemain, ma mère me rendit visite et quand je lui dis : « Devine ce que j’ai fait? », elle fut terrifiée! Je savais qu’elle pensait : « A-t-il de nouveau tué quelqu’un? », ou bien « A-t-il posé une bombe à la chancellerie? » Ma pauvre mère, la mort dans l’âme, ne put en croire ses oreilles quand je lui dis : « Maman, Jésus est entré dans ma vie; je suis chrétien! Dieu a pu sauver un terroriste comme Paul et Il a aussi pu me sauver! »

Quelqu’un qui était au camp durant cette fin de semaine précédant l’attaque a dit : « Nous ne savions pas quelles angoisses nous attendaient le 11 septembre, mais je crois que Dieu voulait nous dire de ne jamais cesser de prier pour l’impossible, car avec Lui l’impossible n’existe pas! »

Prions qu’il nous protège des attentats terroristes mais prions aussi pour les terroristes doctrinaires tels que Paul. Que le Seigneur les transforme intérieurement, et que comme John McGregor, leur cœur de pierre se brise et devienne un cœur qui aime le Seigneur.

Car rien n’est impossible à Dieu. C’est vrai pour nous, pour nos couples, nos familles, notre ville et aussi pour notre église!

David T. Craig (1937-2001), pasteur de l’ERQ


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La prière

Lundi, 8 août 2011

Le catéchisme de Heidelberg est la plus connue des confessions de foi réformée. Il a été écrit en 1563 par deux jeunes pasteurs dans un langage simple et spirituel. Depuis ce temps, il est enseigné dans les églises issues de la réforme.

Q. 116: Pourquoi la prière est-elle nécessaire aux chrétiens?

Parce que c’est la pièce maîtresse de la reconnaissance que Dieu réclame de nous (Ps 50.14-15), et il ne veut donner sa grâce et son Saint-Esprit qu à ceux qui les lui demandent avec des prières ardentes et continuelles et qui l’en remercient (Mt 7.7s.; Lc 11.9s., 13; Mt 13.12).

Q. 117: Que faut-il à la prière pour qu’elle soit agréable à Dieu et exaucée par lui?

 Premièrement, que de tout coeur nous invoquions le seul vrai Dieu qui s’est révélé à nous dans sa Parole an 4.22-24) pour obtenir de lui tout ce qu’il nous a ordonné de lui demander (Rm 8.26; 1 Jn 5.14-15). Secondement, que nous reconnaissions entièrement notre pauvreté et notre misère (2 Ch 20.12) pour nous humilier devant sa majesté (Ps 2.11; 34.19; Es 66.2). Troisièmement, que nous nous fondions sur la certitude (Rm 10.14; Jc 1.6s.) que, sans tenir compte de notre indignité, il exaucera sûrement notre prière à cause du Seigneur Jésus-Christ (Jn 14.13-16; Dn 9.17-18), comme il nous l’a promis dans sa Parole (Mt 7.8; Ps 143.1).

Q. 118: Qu’est-ce que Dieu nous a ordonné de lui demander?

Tout ce qui est nécessaire à l’âme et au corps, et que le Seigneur Jésus-Christ a récapitulé dans la prière qu’il nous a lui-même enseignée (Jc 1.17; Mt 6.33).

Catéchisme de Heidelberg, extrait de Confession et Catéchismes de la Foi Réformée, Labor et Fides, 1986 


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La Maison de Dieu

Dimanche, 7 août 2011

Texte à méditer : « Mais Christ l’est comme un Fils sur sa maison. » Hébreux 3 :6

Selon l’Ancien Testament, Israël était la famille de Dieu. Moïse, son premier grand prophète, contribua beaucoup à ce qu’il devienne effectivement cette maisonnée spirituelle. Selon notre texte il y a pourtant un point essentiel à retenir. Certes Moïse fut déjà grand, mais Christ, lui, est supérieur. Réalisez par exemple le passage d’Ephésiens 1 : 20 à 23. Il souligne ce même fait, à savoir retirer certaines grandes leçons du fait que Christ est l’architecte de la maison pour laquelle Moïse a oeuvré, mais également qu’il en est le chef.
Nombre de lecteurs de la Bible s’imaginent que le peuple d’Israël a encore un rôle à tenir dans le plan du salut de Dieu. Mais aujourd’hui la maison de Dieu édifiée par Jésus-Christ s’appelle église. Si dans l’Ancien Testament la famille de Dieu s’appelait Israël, actuellement elle porte le nom de Jésus-Christ.
Ensuite, il existe des gens qui pensent que la foi individuelle suffit et que l’on n’a nul besoin de l’Eglise; alors ils la négligent, voire ils font pis encore, il la méprisent! Or, Christ et son Eglise sont organiquement unis. On ne saurait pas opérer de divorce entre les deux partenaires, liés comme le chef-époux et l’épouse.
Enfin, d’autres estiment qu’aussi longtemps qu’ils seront membres d’une Eglise, tout ira bien pour eux! Notre texte nous rappelle qu’il faut les liens de la foi vivante et personnelle avec Jésus.
Actuellement la maison de Dieu consiste, est composée, de ceux dont Christ est l’Unique et suprême Seigneur. Ceux qui confessent hardiment son nom, et qui gardent une espérance joyeuse.

A.R. Kayayan. Aujourd’hui devant Dieu. p. 165.


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Comment Avons-nous l’Evangile

Samedi, 6 août 2011

Texte à méditer : « Ce salut, annoncé à l’origine par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu, Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, des miracles variés et par des communications du Saint-Esprit selon sa volonté. » Hebr. 2 :3-4

C’est dans le Nouveau Testament que nous entendons la Parole Ultime de Dieu. «telle était notre affirmation précédente. Mais comment avons-nous reçu l’Evangile qu’elle contient? Serait-il tombé du ciel? « Il fut annoncé d’abord par le Seigneur » nous est-il dit. Ce que Jésus-Christ dit et fit, forment les ‘dernières nouvelles’, les bonnes nouvelles que Dieu adresse aux hommes. Ce fut là la toute première forme de l’Evangile. Christ prit soin de ce que des témoins fidèles et fiables puissent proclamer ce qu’Il prononça et accomplit. Ce furent principalement les douze apôtres qui avaient été en sa compagnie. Tandis que ces témoins apportaient leur rapport, Dieu faisait accompagner leur témoignage véridique par des signes et des miracles divers. Par exemple, par l’intermédiaire de l’apôtre Pierre, un homme boiteux fut guéri (Actes 4), un menteur fut puni de mort (Actes 5), une femme retrouva la vie après sa mort (Actes 9). De cette façon Dieu souligna et conforma la fiabilité du message apostolique. Vint ensuite la troisième étape. Les apôtres disparurent, mais les croyants s’attachèrent fidèlement à l’enseignement reçu une fois pour toutes. Ils avaient besoin que ce message fut présenté sous une forme permanente. Dieu pourvut aussi à ce besoin et c’est pourquoi nous possédons actuellement l’Evangile de Dieu sous une forme écrite et imprimée, qui est le rapport des hommes et des femmes témoins du Christ. Dieu a pourvu à sa forme écrite. Il s’appelle le Nouveau Testament. Nul ne peut se tromper ou s’égarer s’il s’attache fermement à cette Parole prononcée pour ces jours qui sont les derniers. Au contraire, il pourra résister et survivre aux tempêtes et aux orages les plus dévastateurs. Le Message de Dieu est devenu le fondement inébranlable.

Source : A.R. Kayayan, Aujourd’hui devant Dieu, Perspectives Réformées, 161.


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