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Psaume 34:1

Vendredi, 30 juillet 2010

Je bénirai l’Éternel en tout temps; Sa louange sera toujours dans ma bouche. (LSG)

Source: CafeBible


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La chair et le sang

Vendredi, 30 juillet 2010

Texte à méditer :
« Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi, d’une manière semblable y a participé, afin d’écraser par sa mort celui qui détenait le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable; et de délivrer tous ceux qui, par crainte de la mort étaient toute leur vie retenus dans l’esclavage. » (Hébreux 2 :14-15)

Nous ne sommes que des êtres…humains! La Bible appelle cette nature humaine ‘le sang et la chair.’ Elle explique notre fragilité et notre mortalité. Rien n’est plus fort pour le sang et pour la chair que le désir de vivre et la crainte de mourir. Nous tâchons—à vrai dire très mal—de dissimuler nos craintes, mais nous n’y parvenons jamais. Nous ne devrions pas nous y exercer si fort! Ces désirs et ces craintes, eux aussi, appartiennent à notre nature de chair et de sang. Nous ne sommes que des êtres humains. Même Dieu n’attend de nous rien d’autre que ce qui est parfaitement humain. Le Fils Eternel de Dieu devint aussi fils de l’homme. Il prit sur lui notre chair et notre sang Il exista comme nous existons. Avec le désir de vivre et la peur de mourir. Cependant, son existence et sa mort ont été complètement différentes des nôtres. Jésus ne fait pas—pas encore—disparaître totalement et définitivement la mort. La chair et le sang doivent passer à travers elle. Pourtant il fît de la mort un instrument pour réaliser ses desseins. En tout cas il en ôta l’angoisse en acceptant de mourir pour tous ceux qui croiraient en lui. Ainsi cette oeuvre transforme-t-elle aussi bien notre manière de vivre que notre façon d’aborder la mort. Celle-ci n’est plus l’antre du Diable ou vont s’engouffrer des captifs misérables et sans secours. Elle devient le passage—étroit et pénible, certes—que nous traverserons en compagnie du Christ.

A.R. Kayayan. Aujourd’hui devant Dieu. p. 164.


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Notre Bible, Comment nous est-elle parvenue ? (3 de 5)

Jeudi, 29 juillet 2010

Les traductions anciennes dans d’autres langues.

Des traductions dans d’autres langues virent le jour dans les nouvelles communautés chrétiennes en copte (Egypte), éthiopien, syriaque (le nord de la Palestine), et—la plus importante de toutes—latine, le latin étant de plus en plus utilisé à l’ouest. Vers le milieu du quatrième siècle, il existait tellement de versions partielles et insatisfaisantes en latin qu’en 382 Damas, évêque de ROme, comma le célèbre érudit Jérôme afin que ce dernier effectue une traduction officielle. Afin de mieux remplir sa tâche, Jérôme s’établit en Palestine, où il vécut plus de vingt ans. Il étudia l’hébreu avec des rabbins réputés et examina tous les manuscrits disponibles. Cette traduction, dans la langue du peuple, la « vulgus », est celle qu’on appelle maintenant « la traduction Vulgate ». Bien que cette dernière ne fût pas immédiatement acceptée, elle devint par la suite le texte officiel de l’Eglise catholique romaine. Grâce aux copistes, la Bible se répandit avec le christianisme dans le monde occidental méditerranéen et dans l’Europe du Nord.
Les invasions des Goths et des Huns entrèrent en conflits avec le christianisme et détruisirent presque totalement la civilisation romaine. Au quatrième siècle, Ulfilas tenta de convertir ces hordes barbares et traduisit presque toute la Bible en langue gothique. Ce ne fut qu’une petite lumière dans un monde de ténèbres. Le texte de la Bible fut préservé pendant des siècles dans la tranquillité des monastères où s’étaient réfugiées quelques érudits. Il s’agissait de la Bible latine, habituellement de la version de Jérôme. Les plus anciens manuscrits de cette période sont très peu décorés, mais graduellement l’art de l’illumination, ou peintures vellum se développa dans les monastères. La plupart de ces manuscrits tardifs ont été copiés pour la noblesse et on les relia avec des couvertures de grand luxe. C’était des oeuvres d’art, et certainement pas pour les gens ordinaires.

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Image : illumination de la lettre « P » (mot—‘P’etrus) dans un manuscrit de la Bible du quinzième siècle. Source : wikipedia.org

Considérations sur la langue française.

L’unité de la France ne se fit pas avant le treizième siècle sous Philippe II. Avant cette unité, deux langues très proches l’une de l’autre se cotoyaient : au nord, la langue d’oïl, et au sud la langue d’oc qu’on appelle aujourd’hui occitan ou encore provençal. Avant l’annexion du sud, beaucoup de Juifs, de Grecs et d’Arabes y vivaient et enrichissaient ainsi la culture occitane. La Cabale (une philosophie religieuse secrète des rabbins juifs, basée sur l’interprétation mystique des Saintes Ecritures) prit naissance à Narbonne, dans le sud, au huitième siècle. La grammaire hébraïque a été développée par les Arabes entre le dixième et le douzième siècle. Le commerce était florissant avec la Grèce, particulièrement à Nice et Marseille.

Les premières traductions en langue d’oc et en français.

Elles sont nombreuses si l’on se fie à l’histoire de deux évêques (Milan et Turin) qui se firent rappeler à l’ordre par le Pape au huitième siècle pour avoir traduit les Ecritures dans la langue du peuple.
A la bibliothèque nationale de Lyon, on peut trouver une traduction du Nouveau Testament datant de 1039. Pierre de Veaux, un riche marchant de Lyon, contribua lui aussi à une excellente traduction en occitan au douzième siècle. Malgré le désaccord du Pape Alexandre III, de Veaux, mieux connu sous le nom de Pierre Valdo, vend tous ses biens, les distribue aux pauvres et entouré d’une bande de prédicateurs-mendiants, répand des traductions dans la langue du peuple. Il sera bientôt excommunié sous le pontificat de Lucius III (1184).
D’autre part, les rabbins traduisent souvent la Bible hébraïque oralement dans les synagogues. Mais avec l’unification de la France tous les Juifs se font massacrer dans le sud.
Au nord, aux environs de 1100, on retrouve deux traductions des Psaumes, des Livres de Samuel et des Rois en langue d’oïl.

Mais ce n’est qu’au douzième siècle, autour de 1190 que la Bible complète apparaît en français avec la paraphrase de la Vulgate par Herman De Valenciennes. En 1230, Louis IX, et ceci contre les voeux du Concile de Toulouse (1229) ordonne la publication de la Bible complète qui sera révisée au quatorzième siècle sur les ordres de Jean II et de Charles-Quint.
Vers la fin du Moyen Age, les traductions sont florissantes. On utilisera la traduction de Pierre Comestor pour la publication de la Bible Historiale de Guiard Du Moulin, la plus fameuse des traductions médiévales de la Bible (fin du treizième siècle) et l’un des premiers livres qui sera imprimé dans la langue française (1478). La plupart des traductions sont faites à partir de la Bible grecque des Septante.
Vers le début du seizième siècle, les traducteurs français retournent à la traduction latine appelée Vulgate. La fameuse Bible de Jacques Lefèvre d’Etaples (1528), ses Psaumes (1509) auront une profonde influence sur Martin Luther Révisée à Louvain en Belgique (1550), la Bible de Lefèvre connaîtra plus de 200 réimpressions. Il semble que la meilleure traduction à partir du texte hébreu, et de sa traduction grecque soit celle de Pierre Robert Olivétan (Neuchâtel, 1535), révisée en 1724. A partir de cette période, la plupart des traductions protestantes seront faites à partir de l’hébreu et du grec : Sébastien Castellio (Bâle, 1555), G. Diodati (Genève, 1644), qui sera une source d’inspiration pour la Bible janséniste de Louis Isaac Le Maistre de Saci (Paris, 1672-1695), un monument de la langue française. Bossuet traduisit le Cantique des Cantiques en 1695. Mardochée Venture, un Juif de Nice, publie les Psaumes, Job et les 5 livres (1772-1783) tandis qu’à Neuchâtel, Osterwald publie vers la fin du dix-huitième siècle la première traduction de la Bible sans les livres Deutérocanoniques (livres rajoutés en grec et non approuvés par les Juifs).

Source: Revue Parole, Vol. 1


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Colossiens 3:8-17

Mercredi, 28 juillet 2010

8 Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche.
9 Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses oeuvres,
10 et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé.
11 Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre; mais Christ est tout et en tous.
12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.
13 Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.
14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection.
15 Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos coeurs. Et soyez reconnaissants.
16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce.
17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en oeuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

La Bible (traduction Segond 1910)


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Guillaume Farel - réformateur protestant

Lundi, 26 juillet 2010

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Statue à Neuchâtel de Guillaume Farel avec Bible en main.


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Notre Bible, Comment nous est-elle parvenue ? (2 de 5)

Samedi, 24 juillet 2010

Le Nouveau Testament grec.

Les plus anciens de ces écrits qui nous sont parvenus sont quelques unes des lettres que Paul écrivait à de petits groupes dans plusieurs cités où certains habitants formaient des communautés de croyants après la prédication de l’Evangile. Ces lettres représentaient un trésor et étaient soigneusement conservées par ces embryons d’églises chrétiennes. Les églises voisines demandaient des copies, et bientôt les lettres de Paul commencèrent à circuler. Le besoin d’enseignement pour les nouveaux convertis et pour le témoignage des premiers disciples concernant la vie et les enseignements de notre Seigneur amenèrent la rédaction des Evangiles et leurs récits sans prix de la vie et des paroles de Jésus. Ces Evangiles circulèrent bientôt dans les églises, avec d’autres lettres, exhortations, sermons et autres écrits chrétiens tandis que la Bonne Nouvelle se répandait partout.

Les premières lettres, telles celles de Paul, furent probablement écrites sur des feuilles de papyrus, un matériel très utilisé, provenant d’une plante qui pousse le long du Nil; des bandes fines étant assemblées afin de former des surfaces d’environ 25 centimètres carrés. Quand on recopiait ces premières lettres de Paul pour les membres de l’église ou d’autres communautés, on collait les feuilles de manière à former des rouleaux d’environ cinq mètres de long. On écrivait avec des plumes faites avec la tige de la plante, et l’encre provenait d’huile de poisson ou de suif. Les Evangélistes écrivaient probablement sur des rouleaux, plusieurs y entreprenaient des travaux plus longs que des lettres personnelles. IL est possible qu’au deuxième siècle une nouvelle forme de livre se soit développée, particulièrement auprès des chrétiens—en codex, ou le livre à pages. IL s’agissait alors de plier des séries de feuilles et de les coudre afin de fabriquer un livre tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’usage en était certes plus facile que celui des rouleaux. Mais le papyrus était trop fragile pour être utilisé. Ainsi, des peaux d’animaux soigneusement traitées, appelées vellum ou parchemin, remplacèrent vite les papyrus, tout comme les plumes d’oie se substituèrent à la tige fendue. Dans les « scriptorium », on faisait parfois plusieurs copies de livres tandis qu’un lecteur dictait le texte à plusieurs scribes afin d’augmenter le taux de production.

Le plus ancien fragment du Nouveau Testament connu aujourd’hui est un morceau miniscule de papyrus traduit au début du deuxième siècle après J.-C. On y trouve quelques mots de Jean 18 :31-33, et de l’autre côté, une partie des versets 37 et 38, nous montrant ainsi qu’il s’agit d’une page d’un livre. Au cours du dernier siècle, d’innombrables documents de ce genre, tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament ont été découverts. Ce matériel datant de cette époque reculée a permis aux érudits d’en apprendre beaucoup plus sur la vie du monde du Nouveau Testament, aussi bien que sur le premier texte de la Bible.

En plus des livres qui constituent notre Nouveau Testament tel que nous le connaissons aujourd’hui, il y en avait bien d’autres dans les premiers siècles de l’ère chrétienne. Les plus connus sont les lettres de Clément, l’Evangile de Pierre, le Berger d’Hermas, la Didaché ou l’Enseignement des Douze. Pendant bien des années, bien que les Evangiles et les lettres de Paul fussent acceptés par tous, on ne s’inquiétait pas trop de faire le tri parmi les nombreux écrits afin de savoir lesquels avaient une réelle autorité. Petit à petit, cependant, le jugement des églises, guidé par l’Esprit de Dieu, rassembla une collection d’écrits qui témoignaient avec plus d’exactitude de Jésus Christ, de Sa vie, de Son autorité et de Son influence parmi les hommes. Vers le quatrième siècle, le Nouveau Testament prenait sa forme actuelle grâce à un accord universel des conciles d’églises—le trésor spirituel suprême du christianisme!

Lorsqu’en 323 après J.-C., Constantin fit du christianisme la religion officielle de l’empire, on commença à s’arracher les bonnes copies des livres du Nouveau Testament. Le grand historien Eusèbe de Caesarée avait peut-être montré à l’empereur l’état pitoyable dans lequel se trouvaient les livres des Chrétiens, car ce dernier ordonna la copie de cinquante grands exemplaires pour les églises de Constantinople. Ce fut sans doute la première fois que l’Ancien et le Nouveau Testament se retrouvèrent dans le même livre—la Bible. Nos deux plus anciens manuscrits de la Bible grecque doivent avoir été écrits à cette époque—le grand Codex Sinaiticus, maintenant au British Museum, et le Codex Vaticanus à Rome. Ces deux manuscrits de grande valeur nous donnent presque entièrement le texte de la Bible en grec. Environ vignt manuscrits du Nouveau Testament datant des cinq premiers siècles ont été retrouvés.

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Page de Codex Vaticanus B (Bibl. Vat., Vat. gr. 1209; Gregory-Aland no. B or 03) ca. 350 AD
Textes - 2 Thess. 3:11-18, Hebr. 1:1-2 (Photo source: wikipedia.org)

Article source : Revue Parole, No. 1


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Ésaie 53

Samedi, 24 juillet 2010

1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l’Eternel?
2 Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.
4 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
5 Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

La Bible, traduction Louis Segond 1910


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