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Vivre la réprimande de l’autre

Vendredi, 30 mars 2012

Dans un conflit inter-personnel, la personne qui se fait reprendre doit éviter plusieurs écueils, sous peine de compromettre sa relation avec l’offensé. Sans devoir transiger avec la vérité, voici quelques règles à respecter:

Croire son interlocuteur: s’il se dit offensé, c’est qu’il l’est. Trop de personnes, lorsqu’elles sont l’objet de ce genre de démarche ont le réflexe de minimiser l’offense ou de reprocher à celui qui vient les trouver, d’être trop sensible. Si la personne qui vient vous voir affirme avoir été blessée par votre comportement ou vos paroles, croyez-la. Après tout, elle est la seule à savoir ce qu’elle éprouve réellement. Prétendre le contraire, ou lui faire la morale, équivaudrait à une rebuffade, à une forme subtile de défense de votre part, et empêcherait le règlement du différend. Votre rôle n’est pas de mettre en doute sa bonne foi, mais d’accepter simplement ce qu’elle vous dit.

Prêter une oreille attentive à ses propos: l’écoute joue un rôle important dans le développement des relations harmonieuses avec nos semblables. Quoiqu’ils soient capables de suivre des conférences ou des sermons, trop de gens ne savent pas véritablement écouter les autres ni leur faire sentir leur intérêt.

Faire preuve de compréhension: après avoir soigneusement écouté l’autre personne, il peut arriver que vous ne soyez absolument pas d’accord avec sa version des faits. Dans ce cas, au lieu de tout nier d’office, attachez-vous plutôt à lui témoigner de la compréhension. La meilleure manière d’éviter toute discussion, c’est de faire preuve de compréhension. Il est difficile de se disputer avec quelqu’un qui ne remet pas en cause ce que vous affirmez!

Exprimez ses désirs: une fois que l’autre personne s’est sentie écoutée et comprise, vous pouvez à votre tour lui faire part ce que vous souhaiteriez. Mais n’en profitez pas pour lui prouver qu’elle a tort et que vous avez raison. Contentez-vous d’exprimer simplement vos désirs.

Chercher un compromis: si vos désirs respectifs diffèrent totalement, la formule du compromis vous permettra de rester en bons termes. En effet, vous n’êtes pas en mesure d’imposer votre façon de voir en alléguant la supériorité de tel ou tel aspect de votre position. Ce serait bafouer le principe de l’égalité des personnes. La solution la plus équitable pour tous les deux consiste à vous mettre d’accord en acceptant, chacun, de faire quelques concessions.

Bien communiquer pour mieux vivre, William Backus, éditions Empreinte, 1989

www.editions-empreinte.com


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10 Commandements de la Communication (2 de 10)

Mardi, 27 mars 2012

2. Soyez lent à parler. Réfléchissez d’abord. Parlez d’une telle manière que l’autre puisse comprendre et accepter ce que vous dites.

Prov. 15 :23, 28; Prov. 21 :23; Jacques 1 :19


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Éphésiens 2

Mardi, 27 mars 2012

4  Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,
5  nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés);
6  il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ,
7  afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ.
8  Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
9  Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.
10  Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

La Bible, traduction Louis Segond 1910


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Jésus et la joie

Lundi, 26 mars 2012

Lecture: Jean 2:1-11
Texte à méditer: « Tel fut à Cana, en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. »

On ne peut pas exactement en situer la date, mais quelque part, au long du parcours du christianisme, il y eut un moment où on associa la foi chrétienne à une manière de vivre triste, morne et étroite. Et ceci bien avant l’apparition des puritains au 17e siècle avec leur air austère, leurs habits sombres et leurs moeurs sévères … Selon une opinion largement répandue un bon chrétien ne pouvait se vêtir, marche et se comporter que de cette manière là! Être chrétien signifiait se priver de beaucoup d’éléments intéressants et positifs de la vie et de la culture …

Pourtant la foi chrétienne est la source par excellence de tout bonheur et de toute joie véritables, car à son centre se trouve l’annonce de la libération par la seule grâce, et par conséquent, Jésus-Christ est le Grand Libérateur. Il nous libère de l’écrasante responsabilité de gagner des « points » pour réussir devant Dieu. Il nous arrache à l’esclavage du système opressant et tyrannique du légalisme pour faire de nous des enfants de Dieu. Il nous place au service de la justice et de la paix du Sauveur.

C’est pourquoi Jésus choisit d’inaugurer ses miracles par un miracle accompli lors d’un festin, pour faire de ces noces un évènement véritablement joyeux! Nous sommes enclins à penser que le Fils Unique de Dieu, ayant pris part à la misère des hommes, aurait dédaigné cette réjouissance « mondaine ». Au contraire, il commença ses miracles en offrant aux gens de cette noce un bonheur inattendu. Nous, nous nous serions plutôt attendus à ce que Jésus renvoie chez eux, à leurs occupations, des gens qui manquaient de vin! Au contraire, il leur en offrit d’une qualité exceptionnelle, afin qu’ils pussent continuer la fête …

Christ est ainsi; il restaure la joie pour ceux qui l’on perdue. Ceux qui le connaissent réellement peuvent commencer chaque jour en chantant: Alleluia!

PRIERE
Accorde-nous la joie aujourd’hui, Seigneur, et rappelle-nous le bonheur du vrai christianisme! Nous te sommes reconnaissants de ce qu’il est la Religion qui nous libère. Aussi pénible et décevante que puisse être cette journée, restaure-nous dans ta joie. AMEN

Aujourd’hui devant Dieu, A.R. Kayayan, Perspectives Réformées, 1987, p.1M-10J


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10 Commandements de la Communication (3 de 10)

Dimanche, 25 mars 2012

3. Dites la vérité…Mais dites-la dans l’amour! N’exagérez pas.

Eph. 4 :15, 25; Col. 3 :9


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Les responsabilités déléguées

Mardi, 20 mars 2012

Conception du développement de l’Église

Au-delà de certains modèles à succès figés dans une certaine culture, l’auteur identifie des indices de qualités à travers lesquels Dieu peut faire grandir son Église.

Les livres sur la croissance de l’Église prétendent que les pasteurs des églises qui croissent sont davantage orientés vers les projets que vers les individus, vers les objectifs que vers les relations humaines, vers l’autorité que vers le travail en équipe. Il est vrai que le travail par objectif est essentiel. Toutefois, ce n’est pas en cela que les responsables des églises qui croissent se différencient des autres.

Quelle est la vraie différence? Le meilleur mot est peut-être « déléguer ». Le dirigeant aide chaque chrétien a prendre les responsabilités que Dieu a prévues pour lui. Ces pasteurs forment, soutiennent, motivent et accompagnent chacun de leurs collaborateurs. En examinant ce processus de plus près, nous comprenons qu’il faut à la fois des objectifs et le sens des relations humaines. La personnalité du dirigeant doit incarner cette « bipolarité ». Au lieu de faire un maximum de travail eux-mêmes, ils consacrent la plus grande partie de leur temps à la formation, à la délégation et à la multiplication. Ainsi leur énergie peut se multiplier à l’infini.

Le développement de l’Église – Une approche originale et réaliste, Christian A. Schwarz, éditions Empreinte Temps Présent, 1996


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Quelle est l’importance de la pensée de la fin pour la foi chrétienne?

Lundi, 19 mars 2012


par Sylvie Lebrun, membre de l’Église réformée St-Paul

« Rien ne ressemblait davantage à la fin d’un monde que le début d’un autre. »

                                                                              Nicolas Dickner, Tarmac

 

            Qu’on le veuille ou non, le thème de la fin revient de façon cyclique au cours de l’histoire humaine : chaque épidémie, chaque tournant de siècle apporte son lot de craintes que non seulement une ère s’achève, mais que la vie telle qu’on la connaît sur Terre puisse aussi prendre fin, et ce, particulièrement à notre époque de grand stress écologique.  En passant sans encombre le cap de l’an 2000, la fièvre « apocalyptique » des « dernières décennies de XXe  siècle est retombée et c’est tant mieux. »[1]  Si les scénarios apocalyptiques s’estompent, l’accent s’est déplacé du côté de la recherche des origines : au cinéma les films n’en finissent plus d’avoir des suites et les plus récentes retracent les origines du héros. Dans le domaine littéraire, plusieurs écrivains relisent les textes fondateurs du christianisme et apportent un éclairage nouveau (Schmitt (L’Enfant de Noé), Tristan (Christos. Enquête sur l’impossible), Mendoza (Les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus)). Les dirigeants dans l’arène politique ont fait allusion à un combat entre le bien et le mal (thème hautement associé aux origines de tous nos problèmes d’après une lecture de Genèse 3). Que dire, finalement, de l’état de santé de notre planète?  Il est pour le moins préoccupant. Existerait-il un lien entre les fondements de l’histoire humaine, la Genèse et la pensée de la fin? Les textes se recoupent-ils pour apporter un sens aux nombreux récits qui s’étirent entre le premier et le dernier livre de notre Bible? En réfléchissant à la portée de la pensée eschatologique, je tenterai d’énoncer ma propre lecture des textes sur le discours de la fin et de leur actualité.

            En laissant de côté le langage imagé qu’il recèle, le texte de l’Apocalypse de Jean se veut résolument christologique. On se leurre si on y cherche une date précise de la parousie ou une définition contemporaine des signes et des images fantastiques qui la composent.  Le fondement de ce récit et « la figure centrale, c’est le Christ, mort et ressuscité. »[2]  Ce livre a pour but précis de ranimer l’espérance des croyants qui traversent une période d’épreuves. Le genre littéraire apocalyptique a connu ses heures de gloire entre l’an 200 avant notre ère et 200 ans après. Les chrétiens de notre époque ne vivent pas, en général, dans la persécution; du moins, pas comme celle qu’a connue l’Église primitive. Aujourd’hui, nous traversons une époque de désenchantement, la notion de progrès est loin d’avoir tenu ses promesses et il importe que la « proposition chrétienne »[3] redonne du sens à l’existence. L’avenir incertain, les failles de l’histoire humaine ne montrent que la face visible d’une histoire glorieuse, car Dieu est intervenu et les derniers temps ont commencé. La victoire de Dieu et de son peuple est assurée et les croyants participent à cette victoire dès ce jour.  Plusieurs passages relèvent le fait que Jésus est roi et que son règne arrive, par exemple : « La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ; il régnera dans les siècles des siècles. » (Apocalypse 11 :15)

            Si ce règne est acquis, il n’est pas pour autant achevé.  Le texte de Jean donne une direction dans ce monde où l’avenir semble lugubre.  Si pour les chrétiens l’avenir reste inconnu, ils proposent une destination : le royaume de Dieu et (pour garder la même image) ce roi est présent dans l’histoire humaine et c’est ce que rappelle l’eschatologie.  Tout être humain a la responsabilité de sa propre histoire et il lui incombe d’y apporter une valeur éternelle.  Ce mandat fut donné dès la Genèse avec les suites que l’on connaît.  Dieu a apporté la solution et les prophètes ont parlé dans ce sens.  Il est intéressant de noter que certains thèmes du texte de la Genèse sont repris dans celui de l’Apocalypse, comme si cette dernière était l’accomplissement de la prophétie tissée dans le récit des origines. C’est pourquoi je souligne un élément qui revient de façon récurrente à des moments clés dans les récits bibliques, il s’agit de l’image du jardin. 

            Tout commence dans un jardin : « Le Seigneur Dieu fit germer du sol tout arbre d’aspect attrayant et bon à manger, l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. » (Genèse 2 : 9) Adam et Ève succombèrent au désir de connaître cette différence entre ce qui est bien et ce qui est mauvais et en subirent les conséquences : ils furent chassés du jardin.  Cependant,  Dieu annonce déjà la solution au serpent tentateur : « Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance.  Celle-ci te meurtrira à la tête et tu la meurtriras au talon ». (Genèse 3 : 15)  La promesse d’un descendant qui viendra écraser le tentateur en souffrant est faite  à ce moment-ci.  Cette promesse se réalise dans un autre jardin, bien des années plus tard, lorsque Jésus se montre ressuscité à Marie –Madeleine qui pensait avoir affaire au gardien du jardin : « Jésus lui dit : « Marie. »  Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni », ce qui signifie maître. » (Jean 20 :16) Et, finalement, c’est dans un autre jardin (appelé Paradis) où coule un fleuve (comme en Genèse) que l’Homme pourra vivre et manger de l’arbre de vie.  Il n’en sera plus chassé et il pourra se tenir devant Dieu, car l’harmonie sera installée : « Puis il me montra un fleuve d’eau vive, brillant comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l’agneau.  Au milieu de la place de la cité et des deux bras du fleuve est un arbre de vie produisant douze récoltes.  Chaque mois il donne son fruit, et son feuillage sert à la guérison des nations.  Il n’y aura plus de malédiction.  Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la cité et ses serviteurs lui rendront un culte.  Ils verront son visage et son nom sera sur leurs fronts.  Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière. » (Apocalypse 22 : 1 à 5).  Ce passage est à la fois exhortation et promesse : « l’histoire du paradis annonçait l’intention de Dieu d’être avec les siens, de leur donner la vie et la nourriture véritable. »[4]  Jésus est au cœur de l’histoire humaine : « Dès les tout premiers débuts, Dieu avait conçu son plan de salut qui visait la rédemption pascale, c’est-à-dire la croix du Christ.  C’est pourquoi l’Apocalypse ne craint pas de parler des élus dont les noms, depuis la fondation du monde, sont écrits dans le livre de l’agneau immolé ». (Apocalypse 13 : 8)[5] La victoire du Christ a effacé les conséquences des événements de Genèse 3. Ce « déjà accompli » renvoie au passé et à l’avenir. L’existence du croyant se vit sous le sceau de la foi et de l’espérance : « Si le passé de l’histoire du salut est accompli, l’histoire du salut n’en est pas pour autant arrivée à son terme. »[6]  C’est pourquoi il est heureux celui qui lit le texte de l’Apocalypse et y trouve et retrouve la joie première de sa foi et de son espérance car c’est là la promesse que fait le Père aux croyants : « …je vais vous donner un avenir et une espérance…je me laisserai trouver par vous…je vous restaurerai… » (Jérémie 29 :11) Ces paroles poussent le croyant à l’engagement dans le but de préparer la venue et la présence du royaume et de la justice divine en prenant grand soin du jardin Terre.

            Le mot « de la fin » ira à une écrivain célèbre qui, elle-même, a conclu un roman avec les paroles de l’Apocalypse : - Mon maître, dit-il, m’a averti.  Chaque jour il me le fait savoir plus nettement : « Je viens bientôt! » et, d’heure en heure, je réponds avec plus d’ardeur : « Amen; viens, Seigneur Jésus! »[7]  

 

Bibliographie

 

Brontë, Charlotte, Jane Eyre, Paris : Flammarion, 1990.

 

Cullmann, O.,  Le salut dans l’histoire.  L’existence chrétienne selon le Nouveau Testament, (traduit de l’allemand par M. Kohler), Neuchâtel : Delachaux & Nestlé, 1966.

 

Dickner, Nicolas,  Tarmak,  Québec : Alto, 2009.

 

Gourgues, M. et M. Talbot (éd.),  En ce temps-là…Conceptions et expériences bibliques du temps, Montréal : Médiaspaul, 2002.

 

Prévost, J.-P.,  Pour lire l’Apocalypse, Paris – Ottawa : Centurion – Novalis, 1995.

 

Prigent, P., Les secrets de l’Apocalypse.  Mystique, ésotérisme et apocalypse. Paris : Cerf, 2002.



 

[1] Prévost, J.-P., Pour lire l’Apocalypse,  Paris-Ottawa : Centurion-Novalis, 1995, p. 8

 

[2] Ibid.  p. 13

 

[3] Gourgues , M. et M. Talbot (éd.),  En ce temps-là…Conceptions et expériences bibliques du temps,  Montréal : Médiaspaul, 2002, p. 102

 

[4] Prigent, P., Les secrets de l’Apocalypse. Mystique, ésotérisme et apocalypse. Paris : cerf, 2002, p. 67

 

[5] Ibid. p. 67

 

[6] Cullmann, O.,  Le salut dans l’histoire.  L’existence chrétienne selon le Nouveau Testament, Neuchâtel : Delachaux et Nestle, 1966, p. 186

 

[7] Brontë, Charlotte, Jane Eyre, Paris : Flammarion, 1990, p. 466


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