L’inquiétude et notre attitude – Matt. 6:23-34 (4/5)
Samedi, 4 février 2012
C. Notre Devoir : Chercher le royaume et la justice de Dieu
1. Quel est cette première priorité? Jésus nous le dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Ce n’est pas notre devoir de planifier l’histoire. C’est à Dieu de pourvoir! Notre devoir c’est d’être de bons chrétiens tous les jours. Les bons chrétiens ne sont pas ceux qui s’inquiètent tout le temps. Les bons chrétiens sont ceux qui vivent la vie chrétienne ici et maintenant.
Mais un point de clarification avant de voir quelques points d’application. » Chercher le royaume et la justice » qu’est-ce que cela veut dire? Ce n’est pas que nous ne savons pas où se trouve le royaume et nous devons chercher ici et là. Ce n’est non plus que c’est à nous de créer le royaume. Il y a tant de chrétiens qui ‘aide’ Dieu dans cette façon. Je pense qu’il faut voir le contexte – le royaume et sa justice sont toutes les choses que Jésus est en train de dire – toutes les nouvelles façons de voir la vie. Dans Matthieu 5-7, par exemple, Jésus nous donne un nouveau regard sur la religion de l’Ancien Testament. Bien loin de rejeter tout l’Ancien Testament, Jésus creuse à la racine de l’Ancien Testament pour donner le sens profond. Le sens qu’il donne peut nous aider à trouver les bonnes priorités dans la vie.
Publié dans: Jason Zuidema | Commentaires fermés
L’inquiétude et notre attitude – Matt. 6:23-34 (3/5)
Vendredi, 3 février 2012
B. Notre Dieu : bienveillant
Mais, le texte devant nous nous dit exactement le contraire. Nous ne sommes pas ceux qui sont en charge de notre vie. Ce n’est pas à nous de décider exactement ce qui va se passer dans la vie. En fait, la vérité c’est que nous ne le savons même pas.
Le problème c’est que nous essayons de le faire quand même – et ceci crée une foule de problèmes.
i. Nous dépensons toute notre énergie sur les situations que nous ne pouvons pas contrôler. C’est une grande perte d’énergie!
ii. En cherchant l’assurance dans toutes les choses qui ne sont pas sûres, nous n’arrivons jamais à avoir la paix ou l’assurance dont nous avons tant besoin.
iii. Nous oublions Dieu et nous volons sa place dans la vie. C’est seulement lui qui est le maître de l’histoire et c’est seulement en lui que nous pouvons trouver cette assurance dans la vie.
Jésus nous aide ici en nous donnant quelques exemples pratiques de comment nous
devons vivre. Il nous dit comment nous pouvons avoir une vie sans inquiétude. Nous trouvons les exemples dans les versets 26 à 30. Ces sont les exemples très terre à terre – les choses les plus simples de la vie. Nous devons vivre comme ceci – vivre en s’attendant toujours à recevoir ce dont nous avons besoin de la main de Dieu; vivre toujours devant la face de Dieu et à la lumière de sa Parole.
La vie d’inquiétude est une perte de temps – Jésus l’explique. « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. » Le point c’est d’avoir vos priorités dans le bon ordre.
Publié dans: Jason Zuidema | Commentaires fermés
L’inquiétude et notre attitude – Matt. 6:23-34 (2/5)
Jeudi, 2 février 2012
II. Texte
Nous pouvons diviser les versets que nous avons lus en au moins trois sections. Ces sont les trois grands arguments du texte :
A. notre Vie est plus que des choses terrestres
B. notre Dieu est bienveillant
C. notre devoir c’est de chercher le royaume et la justice de Dieu
A. Notre Vie : plus que des choses terrestres
Dans le verset 25 nous voyons que notre vie est plus que les choses terrestres. Le verset 25 nous dit : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? »
C’est important de bien comprendre ce verset. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas travailler ou aller à l’épicerie—comme si par magique un repas chaud sera sur la table chaque soir sans préparation (quoique quand on est jeune on pense comme cela!] Non, évidemment pas. Ne pas s’inquiéter pour la nourriture c’est de garder bien en tête la place de cette nourriture dans la vie. La nourriture n’est pas le but de la vie. C’est une chose importante, mais relativement à sa propre place et sa propre place n’est pas le centre de la vie.
Peut-être allez-vous me dire: « mais oui, je sais tout cela – je sais que la nourriture n’est pas le centre de la vie! » Bien, en théorie je sais que vous savez que ce n’est pas le centre. Mais ce n’est pas la théorie que nous regardons en ce moment—c’est la pratique. Parfois nous sommes si enveloppés dans nos propres petites choses que nous n’avons plus de temps pour regarder ce qui nous entour. Dans ce sens, l’ennui est souvent l’ami de l’égoïsme. Nous concentrons notre énergie mentale sur ce qui nous concerne. Même si c’est important ou non – c’est nous qui déterminons ce qui est important – nous sommes dans le siège du conducteur.
Publié dans: Jason Zuidema | Commentaires fermés
L’inquiétude et notre attitude – Matt 6 : 24-34 (1/5)
Mercredi, 1 février 2012
Prédication – Matt 6 : 24-34
I. L’inquiétude et notre attitude
Je viens de passer quelques semaines en Europe avec mon épouse. Les grands voyages comme ceux-là prennent toujours beaucoup de temps à planifier. Il y a toujours pleins de choses à faire avant d’y aller—préparer nos passeports, de l’argent, faire nos bagages, acheter les billets d’avion, etc. Une chose que je remarque, ces préparations me donne beaucoup d’opportunités de m’inquiéter.
Mon petit voyage n’est q’un exemple des opportunités dans la vie qu’on a de s’inquiéter. J’imagine que pour certains, ces opportunités sont quotidiennes. Je dis ‘opportunités’ mais je devrais dire ‘tentations’. La tentation de s’inquiéter se présente chaque jour.
L’inquiétude est une chose bizarre. C’est une chose qui est à première vue tout à fait banale, mais en réalité est terriblement corrosive. L’inquiétude n’est pas juste de penser à certaines mauvaises choses—en fait, cela n’a rien avoir avec le désire pour les choses immorales. Non, le contenu de notre inquiétude est des bonne choses – en elles mêmes ces choses sont bonnes—le future de votre famille, les exigences de votre travail, un test qui vient dans une de vos classes, votre argent (ou manque d’argent). En fait, ce n’est pas le contenu qui est le problème, c’est l’attitude; c’est le mobile.
L’inquiétude est une attitude qui fait deux choses :
i. l’inquiétude met plus d’emphase sur les petites choses et moins d’emphase sur les choses plus importantes
ii. l’inquiétude vole la place de Dieu comme maître de l’histoire et de l’avenir
Nous voyons ces deux choses à l’oeuvre dans le texte de Matthieu 6. Un mot de précaution, pourtant, avant de regarder ces versets de plus près; ils sont très facile à lire et étudier, mais très difficile à vivre. Nous ne voulons pas simplement lire le texte, mais le vivre. Donc, nous ne faisons pas la chose facile ici, mais la chose difficile.
Notre texte se trouve au milieu du sermon sur la montagne de Jésus. Un des thèmes dans sa prédication est un nouveau regard sur les choses banales. Ici, évidemment, c’est exactement ce qu’il fait—il nous donne un nouveau regard sur les choses très simples.
Publié dans: Jason Zuidema | Commentaires fermés
Paul devant le tribunal à Corinthe
Jeudi, 28 juillet 2011
Actes 18
12 Du temps que Gallion était proconsul de l’Achaïe, les Juifs se soulevèrent unanimement contre Paul, et le menèrent devant le tribunal,
13 en disant: Cet homme excite les gens à servir Dieu d’une manière contraire à la loi.
14 Paul allait ouvrir la bouche, lorsque Gallion dit aux Juifs: S’il s’agissait de quelque injustice ou de quelque méchante action, je vous écouterais comme de raison, ô Juifs;
15 mais, s’il s’agit de discussions sur une parole, sur des noms, et sur votre loi, cela vous regarde: je ne veux pas être juge de ces choses.
16 Et il les renvoya du tribunal.
17 Alors tous, se saisissant de Sosthène, le chef de la synagogue, le battirent devant le tribunal, sans que Gallion s’en mît en peine. (Version Segond)
En grec le tribunal devant lequel Paul a été amené s’appelle le «Béma». Le «Béma» était une plateforme élevée ou s’assiégeait le gouverneur. On peut voir cette plateforme devant laquelle Paul se tenait encore dans les ruines de la ville de Corinthe.
Source photo: www.holylandphotos.org
Publié dans: Histoire | Commentaires fermés
La Parole Ultime
Lundi, 25 juillet 2011
Lecture: Hebr. 1:1-4
Texte à méditer: “Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers.” Hebr. 1:2
Le Nouveau Testament divise l’histoire en deux: les temps avant Jésus-Christ et les temps après lui. Les temps où nous vivons sont les derniers, ceux pendant lesquels Dieu nous a parlé en son Fils Unique. La lettre adressée aux Hébreux explique ce que Dieu a dit en Christ. En ce qu’Il a prononcé en Lui, ce sont ses Paroles dernières. Chacun des passages de cette lettre souligne ce fait central. Le message que nous adresse en Christ est le dernier, et ce dans un double sens. D’abord parce qu’il constitue Sa Parole la plus profonde. Non seulement Il y a prononcé la vérité, mais encore toute la Vérité, dans laquelle Il nous révèle le fond même de son cœur. A présent, plus rien de sa Personne et de ses pensées nous est caché. Il nous a tout dit. Certains ont peur que la Personne de Dieu recèle des aspects cachés et inconnus qui les remplissent d’appréhension, parfois même d’angoisse. Cela n’est pas. Dieu a dit ce que nous avons besoin de savoir, tout ce que nous devons connaître à son propre sujet. Il l’a dit en Jésus Christ, son Fils Unique, notre Sauveur. Ensuite elle est sa dernière parole parce qu’elle est sa Parole ultime. Nous ne devons pas attendre une autre révélation de sa part. Parfois nous aurions aimé recevoir une révélation nouvelle, ou même quelques bribes d’information, des éléments plus sensationnels que ce qui nous a été accordé. A vrai dire toutes les sectes religieuses sont fondées sur cette soif de nouveauté et elles travaillent dur à la ‘cultiver,’ à la maintenir et à l’aguicher. Mais ne nous laissons pas prendre par les boniments de ces marchands de pacotille religieuse qui prétendent en savoir plus que nous et disposer de meilleures sources d’information que La Parole Incarnée, à laquelle la parole écrite rend un témoignage fidèle. Si nous savons ce que Dieu dit et accomplit en Christ, nous saurons qu’en lui nous avons sa Parole Ultime pour ces temps-jours qui sont les derniers. Hélas, combien de personnes manquent l’occasion de l’entendre.
Source : A.R. Kayayan, Aujourd’hui devant Dieu, Perspectives Réformées.
Publié dans: Théologie | Commentaires fermés
Notre connaissance de Dieu
Samedi, 23 juillet 2011
Le but suprême de la vie
Comment nous est-il possible de connaître Dieu? Notre réponse à cette question sera brève: La connaissance que nous avons de Dieu est une connaissance du coeur. Nous allons expliquer à la fois la nature de cette connaissance et la manière dont nous pouvons l’acquérir.
La pulsion essentielle de la vie et de la foi chrétienne consiste en la connaissance de Dieu. Connaître Dieu c’est avoir la Vie Éternelle, et ce qui est encore plus merveilleux, c’est d’apprendre que dès ici-bas nous pouvons Le rencontrer et Le connaître parfaitement. « C’est dans Ta lumière que nous voyons la Lumière », s’exclamait il y a déjà des siècles le psalmiste, auteur du Psaume 36. Le plus simple des croyants est en mesure de connaître , ce qui le rend plus sage et plus érudit que tous les génies du monde. Pour nous connaître nous-même et pour connaître le monde qui nous entoure, nous devons d’abord connaître Dieu. Cette connaissance est primordiale; sans elle l’homme ne peut vivre que de mensonge. « La crainte du Seigneur – c’est-à-dire la foi connaissante – est le commencement de toute sagesse », affirme l’auteur du livre des Proverbes.
À la suite de toute l’Écriture Sainte, les plus illustres penseurs de l’Église chrétienne ont traduit ou bien ont décrit ce thème de différentes manières, mais tous soulignent également combien Dieu reste le but suprême de la vie. Saint-Augustin: « Connaître Dieu, c’est se connaître, ce qui est le but principal de l’existence« . Thomas d’Aquin: »La théologie nous enseigne qui est Dieu; elle est enseignée par Dieu; elle nous conduit vers Dieu« . Jean Calvin: « Toute la connaissance que nous possédons la vraie et la correcte, consiste en ces deux parties: connaître Dieu et nous connaître nous-mêmes« .
Cette connaissance centrée en Dieu constitue l’unique fondement de l’existence, de nos foyers, de la société, de la culture, autant que de l’Église.
Croire pour comprendre, A.R. Kayayan, Perspectives Réformées, 1979, p.44-45
Publié dans: Théologie | Commentaires fermés
« Articles précédents Articles suivants »
